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Apnée obstructive du sommeil et accident vasculaire cérébral

17 novembre 2025

Apnée obstructive du sommeil et accident vasculaire cérébral : risques, diagnostic et prévention

L'apnée obstructive du sommeil est un trouble caractérisé par des interruptions respiratoires répétées pendant le sommeil, entraînant de fréquents éveils, une diminution de l'oxygénation nocturne et une somnolence diurne excessive. Ce phénomène est dû à une obstruction des voies aériennes supérieures, qui peut varier durant le sommeil. L'apnée obstructive du sommeil peut engendrer de nombreux problèmes de santé, tels que l'hypertension, l'insuffisance cardiaque, les infarctus (maladie coronarienne) et les accidents vasculaires cérébraux (AVC, ischémiques et hémorragiques). En Inde, sa prévalence se situe entre 5 % et 14 %, avec une prévalence plus élevée chez les hommes que chez les femmes.

L'AVC est la deuxième cause de mortalité et une cause majeure d'invalidité dans le monde. L'Inde représente 10 % des AVC mondiaux. En Inde, un AVC survient toutes les 30 secondes et un décès toutes les 3 minutes. On observe une augmentation alarmante du nombre d'AVC en Inde ces vingt dernières années, notamment chez les jeunes.

Environ 50 à 70 % des personnes victimes d'un AVC souffrent également d'apnée du sommeil (légère à sévère). Avec la sédentarité, l'obésité et les facteurs liés au syndrome métabolique, la prévalence de l'apnée obstructive du sommeil (AOS) a considérablement augmenté. L'AOS est désormais reconnue comme l'un des principaux facteurs de risque de récidive d'AVC.

On connaît souvent les facteurs de risque d'AVC courants, comme le diabète, l'hypertension et l'hypercholestérolémie. Pourtant, l'apnée du sommeil est rarement considérée comme telle, même parfois par les médecins traitants. Les personnes diabétiques ou hypertendues sous anticoagulants peuvent subir des AVC à répétition si leur apnée du sommeil sous-jacente n'est ni diagnostiquée ni traitée. Chez les patients ayant déjà subi un AVC, l'apnée obstructive du sommeil non traitée augmente de 50 % le risque de récidive dans les deux ans.

Comment diagnostique-t-on l'apnée du sommeil ?

L'apnée du sommeil est mesurée à l'aide de l'indice d'apnée-hypopnée (IAH), obtenu grâce à une étude du sommeil. Un test du sommeil simple permet de surveiller les cycles de sommeil afin de déterminer la gravité de l'apnée.

Pour les cas légers d'apnée obstructive du sommeil (IAH 5-15), des modifications du mode de vie telles que l'exercice régulier et la réduction du poids peuvent être très efficaces. 

Lorsque l'IAH est supérieur à 15, il est généralement conseillé aux patients d'utiliser un appareil CPAP (pression positive continue), un dispositif muni d'un masque placé sur le nez pendant le sommeil qui permet de maintenir une pression d'air constante et stable durant le sommeil.

Outre l'utilisation de la PPC, la correction de l'obstruction par chirurgie (uvulopalatopharyngoplastie, chirurgies de correction nasale et palatine, lorsque cela est indiqué) peut parfois constituer une solution efficace à long terme pour la prise en charge de l'apnée obstructive du sommeil.

Il est donc important de rechercher cette cause chez tous les patients victimes d'un AVC, et plus particulièrement dans le cas d'AVC lacunaires (lésions de petites zones profondes du cerveau). Outre la recherche des causes plus rares de récidive d'AVC, cette démarche constituera une avancée significative dans la prévention de ces récidives.